L’autre jour je réfléchissais assis à regarder dans le vague au monde qui m’entoure, et le moins qu’on puisse dire, c’est que le tableau est assez sombre. Je ne pensais pas qu’à ce qui m’entoure directement, non, je pensais au monde d’une manière générale.
C’est une évidence de dire que nos parents nous laissent un monde pire qu’il l’était avant.
C’est tout le système qui est pourri. Et encore nous on est les moins à plaindre, hein.
Pensez aux pays du tiers-monde, à la famine, les guerres, les exactions, les dictatures, les massacres, les violences faites aux femmes et enfants, les catastrophes climatiques, les épidémies, j’en passe et des meilleurs.
La situation n’est guère plus reluisant dans pays développé où le fric est roi et où le pire de l’homme se trouve à tous les coins de rue. Non seulement on ne cherche pas à améliorer la situation dans les pays qui en ont le plus besoin, mais on se tire nous-mêmes une balle dans le pied.
Les jeunes s’acharnent pour faire pleins d’étude qui servent à rien car les entreprises ne font pas confiance aux jeunes diplômés et c’est dans les métiers où il y a pas besoin d’avoir fait d’études que ça embauche. Mais personne veut y aller vu les conséquences sur la santé de ce genre de travaux pénibles.
Et quand enfin on arrive à trouver un job, on tombe dans des systèmes claniques où les relations et les accointances servent plus que le talent, l’envie ou la volonté. Côté rémunération et pouvoir d’achat, on se fait niquer : hausse des prix des produits de base, de l’essence, des loyers. Alors que bien sûr les salaires, eux, ils sont pas près de flamber. Bah oui les entreprises, dans ce putain de système capitalisme, elles ont besoin de rentabilité à court terme pour satisfaire les actionnaires. On fait des heures sup quotidiennement qui bien sûr ne sont jamais payées.
Le pire c’est que la retraite, pour notre génération, c’est un doux rêve inaccessible, un peu comme un dieu dont on se rapprocherait sans jamais pouvoir l’atteindre. Et puis faut pas se leurrer, hein. On nous dit qu’il va falloir bosser jusqu’à 70 piges, mais on se sera fait virer bien avant ça. D’autant plus facilement depuis que les contrats de travail seront plus « souples » (merci Sarko). Aujourd’hui aucune entreprise n’ose embaucher un quinquagénaire, alors si vous croyez qu’elles vont garder des septuagénaires, alors qu’il y aura une armée de jeunes diplômés près à accepter n’importe quoi pour des salaires ridicules tellement le chômage gangrène la société…
Comment voulez-vous, quand on a d’un côté une population qui augmente et de l’autre de plus en plus de boulots remplacés par des machines que ça aille en s’améliorant ? C’est l’évidence qu’on va droit dans le mur.
De toute façon, quand on en aura finit avec le monde du travail, faudra espérer en finir tout court car on vivra dans la précarité : le système de retraite ayant explosé inexorablement en court de route, et les soins ne seront accessibles qu’aux plus riches, comme aux U.S.A. aujourd’hui.
Notre bonne vieille planète va nous rendre la monnaie de notre pièce. Ça fait des dizaines d’années qu’on la salie, la piétine, qu’on épuise ses réserves sans respect ni vergogne. Il va falloir passer à la caisse. Et tout le monde s’accorde pour dire qu’on a encore rien vu, hein. Quand on sera en 2100, l’été 2003 nous paraîtra frisquet.
Faire des enfants ? Bah voyons : si on veut qu’ils aient une vie potable, il faut soi-même être bourré de thunes : quand les études coûterons aussi cher qu’aux States, on en rediscutera.
D’une manière générale, toutes nos têtes pensantes ne pensent qu’à la sacro-sainte CROISSANCE en oubliant un peu vite qu’on ne peut pas croître éternellement sur une planète qui elle, est bien finie. Déjà qu’il faudrait 8 planète pour qu’aujourd’hui, tout le monde ait le niveau de vie de l’Europe… Je vous raconte pas la situation dans 50-60 ans si on continue à ce rythme. Supopulation quand tu nous tiens... Les gens se batteront pour des choses qui nous paraissaient infinies : l’eau potable, les aliments de base …
Oui, je n’ai absolument pas confiance en l’avenir. Tout ce que je peux faire, c’est profiter au jour le jour des petits plaisirs de la vie quotidienne… En ce qui me concerne : lecture, piano, méditation, sport, et dormir en rêvant à un monde meilleur …







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